Schizophrénie, quelle prise en charge ?

Quand on a défini la schizophrénie c’était la fin du 19e siècle, et le premier auteur qui a vraiment caractérisé la schizophrénie utilisait un autre terme, c’était un Allemand qui s’appelait Kraepelin, il utilisait le terme de « démence précoce ».

L’histoire de la schizophrénie

Forcément, quand vous utilisez le terme de « démence précoce » ça veut dire quoi ? « Démence » car c’est un processus dégénératif et « précoce » parce que cela survenait chez les gens jeunes.

Donc, dans l’idée de la construction du concept de cette maladie, dans le moment où on construit la représentation des maladies, des stratégies de prises en charge, etc., fin du 19e – début du 20e, on a l’idée d’une maladie forcément dégénérative. Cela est resté très ancré dans l’idée des gens.

Des formes de schizophrénie variées  

Toutefois, dès le début du 20e siècle, on a constaté que les patients souffrant de schizophrénie pouvaient avoir des tableaux cliniques très variables mais aussi des évolutions extrêmement variables.

Depuis, avant même l’ère des médicaments actuels, qui ont modifié l’évolution, on a constaté réellement des disparités importantes d’évolution.

Cela veut dire qu’il y a des malades, malheureusement, qui restent malades pendant longtemps, qui persistent avec des symptômes, et qui évoluent de cette façon-là de détérioration. On peut dire qu’il y en a à peu près 20 %.

Il y a des malades qui présentent des épisodes, qui font des poussées comme on pourrait dire dans d’autres maladies comme les maladies neurologiques, et donc ces patients-là, qui sont à peu près 45-50 %, sont des patients qui eux vont présenter des épisodes aigus puis revenir à une stabilité, etc.

Et puis il y a des patients qui véritablement évoluent de façon favorable pour lesquels on peut parler de guérison. Alors après il faut s’entendre sur ce que veut dire la guérison.

En médecine, on apprenait la notion de restitution à l’integrum, c’est-à-dire revenir à l’intégrité totale. En fait, tout processus pathologique entraine une modification du sujet, c’est valable par exemple pour un infarctus du myocarde où vous avez une partie de votre myocarde qui ne fonctionne plus, vous restez vulnérable. On n’a donc en fait jamais une restitution à l’integrum.

By |2018-12-28T15:59:29+00:00décembre 28th, 2018|