Quels sont les symptômes de la schizophrénie ?

Les symptômes de la schizophrénie

La schizophrénie est une maladie basée sur trois grandes catégories de symptômes.

Les symptômes positifs

Premier type de symptômes, c’est que l’on appelle les symptômes positifs. On pourrait penser de « positifs » que c’est bien, mais en fait cela veut simplement dire quelque chose en plus.

En plus, l’élément principal qui est très connu, tout le monde en a entendu parler, ce sont les hallucinations.

Les hallucinations sont des perceptions sans objet : percevoir quelque chose qui n’existe pas, entendre quelque chose qui n’existe pas, voir quelque chose qui n’existe pas, sentir quelque chose qui n’existe pas, avoir le goût de quelque chose qui n’existe pas, avoir des sensations cutanées de choses qui n’existent pas, des sensations de piqûres par exemple.

Alors bien sûr les plus connues des hallucinations sont les hallucinations auditives, entendre des voix : Jeanne d’Arc, ou d’autres, et bien sûr cela apparaît souvent anecdotiques mais c’est vraiment un élément important, qui s’intègre dans un autre élément des symptômes positifs qui sont le délire.

Le délire, c’est quoi ? Ce sont des idées qui ne sont pas adaptées à la réalité. Alors c’est pareil, c’est un terme galvaudé « Oh quel délire », c’est plutôt sympa quand on le dit, c’est quelque chose qui est plaisant.

Mais penser qu’on est persécuté par la Terre entière, qu’on est victime d’un complot, qu’on est chargé de sauver le monde, ce sont des délires, des idées non adaptées à la réalité, qui peuvent être extrêmement envahissantes chez le patient et qui-là ne sont pas du tout amusantes parce que pouvant justement être extrêmement angoissantes.

Les symptômes négatifs

Deuxième catégorie de symptômes : ce sont les symptômes négatifs. Alors négatifs, à l’inverse de positifs, ce sont des choses en moins.

Moindres capacités d’interaction sociale, moindres capacités à ressentir et à exprimer ses émotions, moindres capacités à se motiver et à se mettre en mouvement pour avoir des actions. Ces symptômes négatifs sont bien évidemment moins spectaculaires, moins faciles à voir.

On a des gens qui, spontanément, ont des personnalités un peu retirées, introverties, et en fait on peut penser que c’est la même chose. Mais dans ce cas-là, c’est vraiment extrêmement intense et extrêmement invalidant.

La désorganisation de la pensée

La troisième catégorie de symptômes qui est extrêmement importante est la désorganisation, c’est la perte de la cohérence de la pensée.

Quand on pense et qu’on exprimer sa pensée, les idées s’enchainent les unes derrière les autres avec un lien logique que les autres arrivent à peu près à saisir la plupart du temps.

Dans ce cas-là, ça devient totalement désorganisé, totalement déstructuré. Cette désorganisation, cette déstructuration est bien évidemment responsable de conséquences majeures, car elle empêche le sujet d’organiser ses actions, elle empêche le sujet de planifier correctement ses actions. On voit bien le type d’actions et les conséquences que cela peut avoir : l’incapacité à faire un travail, à aller faire ses courses, à se faire cuire un œuf ; et donc dans ce cas-là c’est très difficile.

Ces trois dimensions sont juxtaposées chez les patients d’une façon extrêmement variable. Certains auront plus de symptômes positifs, d’autres plus des symptômes négatifs, d’autres plus des symptômes de désorganisation.

Au cours de l’évolution de leur vie, cela peut également fluctuer : on commence par avoir plus de symptômes négatifs puis apparaissent des éléments positifs, et la désorganisation s’installe.

On voit bien que cela donne des tableaux cliniques extrêmement variables qui doivent être définis pour arriver à soigner des gens de la manière la plus efficace et définir les cibles thérapeutiques les plus appropriées.

By |2018-12-28T16:00:15+00:00décembre 28th, 2018|