Quelle vie pour les patients souffrant de schizophrénie ?

Si la schizophrénie est une maladie invalidante qui peut évoluer de manière chronique, les traitements ont quand même modifié considérablement la perspective.

Le regard porté sur la schizophrénie a changé

Il y a eu des changements très importants entre les années 50 où il n’y avait pas de traitement, où les gens restaient toute leur vie à l’hôpital, à l’asile, et aujourd’hui où on a eu conjointement de façon congruente l’arrivée de médicaments qui diminuent de manière importante les symptômes et qui augmentent la fonctionnalité des personnes souffrant de schizophrénie.

D’autres mouvements pour essayer de favoriser l’amélioration psychosociale des patients se sont développés.

Les associations sur la schizophrénie

Souvent, il y a des associations de patients, en France un peu moins mais par exemple aux Etats-Unis c’est très présent, mais c’est une culture un peu différente sur le poids des associations de patients, qui soulignent qu’il faut être plus ambitieux pour les patients souffrant de schizophrénie.

Plus ambitieux parce que leurs possibilités sont importantes et qu’on les « exploite », en tous cas qu’on ne leur donne pas la possibilité de les exploiter complètement.

Je pense que c’est vrai et qu’il faut vraiment développer des stratégies qui favorisent cela. Il y a des stratégies qui se mettent en place, qui commencent à se diffuser en France, qui ont beaucoup été développées dans les pays tels que les Etats-Unis ou en Angleterre, qui commencent à se développer à partir de la Belgique, avec des possibilités en France.

Les ESAT : un soutien à l’emploi

Elles consistent à ne plus regrouper les patients souffrant de schizophrénie dans des établissements, ce qu’on appelait les « centres d’aide par le travail » et qu’on appelle maintenant des ESAT, qui sont des structures spécialisées où on les met dans des contextes où ils peuvent travailler de manière protégée.

On appelle cela non pas du travail protégé, mais plutôt une activité qui utilise les possibilités éventuelles de flexibilité de l’emploi pour mettre les schizophrènes dans des milieux normaux, ordinaires, dans lesquels on organise leur emploi en fonction de leurs capacités, c’est-à-dire travailler à temps partiel, dans des postes qui sont ajustés par rapport à cela.

C’est ce qu’on appelle le soutien à l’emploi et c’est vraiment la capacité à réinsérer les gens qui donne des résultats très supérieurs à ce qu’on fait avec des stratégies d’emploi protégé.

Alors, effectivement, cela demande un soutien, un suivi individualisé parce que les capacités de chacun sont différentes.

By |2018-12-28T16:01:16+00:00décembre 27th, 2018|