Comment se déroule l’hospitalisation ?

Le psychiatre 

Tout au long de votre hospitalisation, vous allez être suivi par un psychiatre. Le psychiatre est un médecin qui a fait une spécialisation en psychiatrie (au total, 10 ans d’études). C’est lui qui est responsable de votre prise en charge et de votre projet de soins. Il prescrit votre traitement et prend les décisions concernant votre cadre de soins.

L’interne en psychiatrie 

Il est aussi possible que votre médecin soit un interne en psychiatrie. C’est un médecin qui a déjà fait au moins 6 ans d’études et qui est en train de faire sa spécialisation. Il est donc en stage dans l’unité. Les stages durent 6 mois. L’interne a le droit de faire des prescriptions. Il est encadré par un psychiatre.

Vous allez également rencontrer un ou une psychologue. Son rôle est différent selon les services. Habituellement, il propose des temps d’entretien individuel qui sont un bon complément des entretiens médicaux.

Son rôle est de vous soutenir et de vous écouter, ainsi que de vous aider à mieux comprendre ce qui vous arrive. Il est tenu par le secret professionnel. Ce que vous lui direz restera confidentiel. Certains psychologues font aussi ce qui s’appelle de la remédiation cognitive.

C’est une technique assez nouvelle qui consiste à ré entraîner les fonctions cognitives.

L’assistante sociale 

Vous aurez peut-être aussi besoin de rencontrer une assistante sociale. Elle vous aidera dans vos démarches administratives, en fonction de vos besoins et de vos capacités. Etre malade ne doit pas vous empêcher de faire des projets.

De nombreux schizophrènes ont pu continuer à travailler, soit en milieu normal soit en milieu protégé. Il existe des aides financières, des mesures de protection et des structures d’accueil adaptées selon les cas. Renseignez-vous auprès de l’assistante sociale.

Quelles sont les méthodes de contention 

Certains malades traversent des crises très graves, que les médicaments ne peuvent pas suffire à calmer immédiatement. Ces malades sont dans un tel état d’angoisse ou d’agitation qu’ils peuvent être dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres. Pour de tels cas, les soignants sont encore obligés d’utiliser des méthodes de contention physique.

Ce sont des soins prescrits par le médecin et qui doivent respecter des règles très précises.

La plupart des services ont une chambre d’isolement ou chambre de soins intensifs. C’est une chambre sécurisée dans laquelle un patient peut être maintenu quelques heures ou quelques jours dans des moments de crise profonde, pour le protéger de lui-même en cas d’angoisse massive ou pour protéger les autres en cas d’agressivité ou d’agitation.

C’est un temps de soins intensifs ou les soignants sont particulièrement présents et attentifs.

Il arrive aussi qu’un patient doive être contenu sur son lit pour quelques heures. C’est une mesure exceptionnelle qui n’est normalement utilisée que pour lutter contre certaines angoisses très importantes où le malade a l’impression qu’il va exploser ou se morceler. Dans ces conditions, la contention peut être très sécurisante.

Ces mesures sont exceptionnelles et ne doivent en aucun cas être utilisées comme des punitions ou des remises à l’ordre.

Les patients hospitalisés sont des usagers et des citoyens avant tout. Leurs droits doivent être respectés en toute circonstance.

By |2018-12-28T16:03:21+00:00décembre 23rd, 2018|